C'est ce désordre consenti, cette confusion dans un salmigondis d'idées souvent impromptues et disparates que j'ai créé ces pages. Elles concrétisent parfois des flash de ma pensée qu'elles réfléchissent sur des images, voire sur des textes explicatifs ou spontanés.
Si j'ai accordé une certaine place aux pages de Pêle-mêle, c'est parce que la réalité ne peut s'éclairer au mieux que par l'image. Autrement, elle se transorme dans l'imaginaire qui est toujours différent d'un être à un autre. C'est ce qui caractérise à mon sens le manque de similitude entre le livre et le cinéma.
Quoi qu'il en soit, j'ai tenté dans Pêle-mêle de conjuguer le plaisir de concevoir et d'interpréter, soit par l'image, soit par l'imagination. J'espère ainsi avoir atteint mon objectif.
Démarrons ce Pêle-mêle avec les photos de la Baby-brousse et celles du Sous-marin C105 qui font partie du livre "Maurice Delignon", la vie athypique d'un inventeur en Côte d'Ivoire.
dim
22
mai
2011
Sans conteste possible le viol avéré mérite d’être sévèrement puni. L’inégalité naturelle entre la force de l’homme et celle de la femme est toujours au détriment de la femme. Il est donc normal que dans une société civilisée l’Etat protège la femme en appliquant des sanctions sévères à l’encontre de son agresseur.
Ce qui me gêne dans cette affaire c’est que tout se soit passé si vite ! Une véritable tornade, voire un tsunami. En huit jours à peine il y a eu : l’arrestation, l’accusation, la nuit de garde à vue, la déportation dans la terrible prison de cette île du diable, les menottes, les flash des médias focalisés sur un visage ravagé non dissimulé livré à la meute des journalistes, les concertations des gens de loi.
Il y a eu tout cela à l’encontre de DSK mais comme le prévenu est un homme riche on lui a concédé une liberté conditionnelle moyennant une très forte caution. On parle de 1.000 dollars, de 5.000 dollars, d’une hypothèque sur une maison, de l’obligation de payer une entreprise de gardiennage pour le surveiller, que sais-je encore ! J’ai entendu parler de tout cela mais ce qui m’intéressait plus particulièrement c’était la recherche de la vérité. Or, le comble pour moi, c’est la proposition de ce terrible dilemme. Ou DSK se déclare coupable et le tribunal en tiendra compte lors du procès, ou il maintient sa non culpabilité et il risque 74 ans d’emprisonnement, c’est-à-dire à vie !
Je me pose la question : que se passerait-il s’il était avéré, par exemple que la « victime » de l’affaire avait menti ? De ce côté je l’ignore totalement. Quant à DSK, c’est d’ores et déjà, irrémédiablement, l’effondrement total. Il a perdu sa crédibilité, son honneur, sa position dans le monde entier, sa fortune, la confiance de beaucoup de ceux qui croyaient en lui.
J’avoue que je me perds dans les dédales de la Justice. Peut-être par ignorance, je n’en disconviens pas, mais pour l’instant ce qui me choque par-dessus tout c’est la disproportion de peine entre l’auteur d’un génocide au Rwanda condamné à 30 ans de prison et celle de la prison à vie pour DSK qui n’a ni torturé physiquement ni tué aucune « victime ».
En tant que femme, la blessure d’un DSK, avant même que la vérité ne soit avérée de façon irréfutable, me bouleverse comme tant d’autres Marie-Madeleine, Marie, Anne, Elisabeth à travers le monde.
Le cœur des mamans sait parfois faire des miracles surtout pour leur fête comme c’est le cas la semaine prochaine. Il suffit d’avoir la foi.
ven
20
mai
2011
Echec et mat ! Ainsi s’est terminée en Côte d’Ivoire la partie d’échecs qui a duré dix longues années. Nous nous en réjouissons tous : Ivoiriens d’origine, Ivoiriens de nationalité, Ivoiriens d’adoption, tous nous disons : le roi est mort, vive le Président !
C’est ainsi que le 21 de ce mois de mai 2011 aura lieu l’investiture de M. Alassane, Dramane, Ouattara, élu Président de la Côte d’Ivoire le 28 Novembre 2010 au suffrage universel.
M. Ouattara n’était pas un inconnu. Il avait déjà la faveur d’une bonne partie de la Côte d’Ivoire en tant que Premier Ministre du Président Houphouët-Boigny, premier Président de ce pays depuis son indépendance en 1960. Il l’a encore maintenant pour avoir été Directeur Général adjoint du Fonds Monétaire International (FMI) et en tant qu’économiste tous les espoirs convergent vers lui pour rendre à la Côte d’ Ivoire son lustre d’antan.
Pour avoir vécu dans ce pays de 1951 au 2 décembre 2002, j’ai connu la Côte d’Ivoire sous-développée, puis en voie de développement avec le Président Houphouët-Boigny, poursuivie par le Président Henri Konan Bédié et je suis convaincue que le Président Ouattara conduira ce pays riche vers la modernité et la prospérité.
La célébration d’investiture du nouveau Président se tiendra à Yamoussoukro, la capitale administrative de la Côte d’Ivoire, là où se trouve la fameuse basilique « Notre-Dame de la Paix » sortie de brousse sous le règne du Président Houphouët-Boigny en 1986.
Ce jour-là, le monde entier suivra la cérémonie devant son poste de télévision et reconnaîtra certains invités parmi les très nombreuses éminentes personnalités venues des quatre coins du globe.
De mon petit village du Loiret où j’ai choisi de vivre actuellement, je suivrai moi aussi cet événement d’importance à travers la télévision et ma plus grande joie serait d’entendre carillonner les cloches de la basilique de Yamoussoukro, celles de la cathédrale d’Abidjan, de Gagnoa. J’aimerais les entendre pour partager l’allégresse des Ivoiriens, c’est certain, mais aussi pour la raison suivante : elles proviennent de notre Loiret, près d’Orléans, précisément de Saint-Jean-de-Braye. Elles ont pris naissance dans une famille de fondeurs, les Bollée, dont la société éponyme qui remonte à 1715, transmet son savoir ancestral pour produire les carillons de plus de 60 cathédrales sur les cinq continents. Aujourd’hui, 40.000 cloches Bollée tintent dans le monde.
C’est donc avec une certaine fierté, jointe à un souvenir ému, que j’entendrais les cloches de Côte d’Ivoire nous apporter l’écho d’une résurrection dans une paix durable pour que revive ce beau pays dont on disait qu’il était « béni des dieux ».
jeu
11
nov
2010
Je me sens pareille à un personnage de bande dessinée, à une BD que j'animerais de mes gestes, de ma voix, de mes pensées, surtout de mes pensées, dans plein de petites bulles autour de moi.
Lorsque je sors, j'ai l'impression de me promener sur une maquette. Aucune vie apparente. Les villages sont tous déserts. Personne dans les rues. Viennent les champs qui m'environnent. Ils sont merveilleusement travaillés, dans des camaïeux de couleurs étonnantes et je me demande par quel miracle ils sont si beaux puisque je n'y vois jamais personne s'en occuper, pas même, à l'heure de l'Angelus où un autre Millet aurait pu les peindre. Seul signe de vie : des cloches dans le lointain.
Alors, déprimée, je rentre dans mes petites bulles que je barbouille des couleurs de l'automne mais soudain, il pleut et tout ce que je viens de créer s'efface. Elles entraînent dans des grosses gouttes qui obnubilent mon enthousiasme, tout mon enthousiasme, ma gaieté. Le grand bonheur que je puise toujours dans mon travail se liquéfie peu à peu pour laisser place à la morosité si contraire à ma nature.
Je me pose des questions : que m'arrive-t-il ? Pourquoi cette vie de chien alors que je ne suis pas malade ? L'argent ? Sa pensée ne m'envahit pas. Quel est donc le responsable d'une situation aussi désagréable ?L'amour ? Peut-être. L'amitié ? Possible. Je ne sais plus !
Tout à coup, un rayon de soleil et tout s'éclaire. Et voilà que toutes mes bulles s'animent de nouveau. Elles éclatent de rire en chantant. Elles s'imposent à moi. Elles dansent autour de moi, dans l'air, partout. Elles m'amusent. Elles m'invitent à me joindre à leur ballet et voilà que je m'éclate à mon tour !
Il n'en fallait pas plus pour que je retrouve ma joie de vivre, mon désir de faire valser souris, crayons et pinceaux. Je ne suis plus seule.
J'ai besoin, pour retrouver ma créativité, de sentir plein de monde autour de moi pour animer mes personnages, les faire parler dans des bulles aux couleurs de l'arc-en-ciel. Alors je m'éclate !
Pouf ! Ma bulle préférée explose. Elle m'éclabousse en riant. C'est celle qui me manquait pour retrouver mon enthousiasme, mon inspiration, ma joie de vivre. elle me sauve la vie.
Je sors de ma bulle, elle s'appelle : Communication !