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Poèmes de ma paillote

par le Pt. Houphouët-Boigny de Côte d'Ivoire

Pourquoi Pêle-mêle ?

C'est ce désordre consenti, cette confusion dans un salmigondis d'idées souvent impromptues et disparates que j'ai créé ces pages. Elles concrétisent parfois des flash de ma pensée qu'elles réfléchissent sur des images, voire sur des textes explicatifs ou spontanés.

Si j'ai accordé une certaine place aux pages de Pêle-mêle, c'est parce que la réalité ne peut s'éclairer au mieux que par l'image. Autrement, elle se transorme dans l'imaginaire qui est toujours différent d'un être à un autre. C'est ce qui caractérise à mon sens le manque de similitude entre le livre et le cinéma.

Quoi qu'il en soit, j'ai tenté dans Pêle-mêle de conjuguer le plaisir de concevoir et d'interpréter, soit par l'image, soit par l'imagination. J'espère ainsi avoir atteint mon objectif.

Démarrons ce Pêle-mêle avec les photos de la Baby-brousse et celles du Sous-marin C105 qui font partie du livre "Maurice Delignon", la vie athypique d'un inventeur en Côte d'Ivoire.

mer.

18

mars

2015

La journée de la femme

C’est aujourd’hui dimanche, 8 mars 2015. Il est 9 heures. Je prends mon petit déjeuner avec ma fille et mon fils jeunes quincagénaires.

J’ouvre la chaîne 5 de la télévision pour avoir la vie des animaux et tombe sur « Emmanuelle » dans tout ce que l’image peut reproduire.

J’avoue être gênée, surtout devant mon fils et je pense aux petits enfants qui, eux aussi, voulaient voir les animaux.

Je suis choquée. Très choquée de constater le manque de considération, de respect des adultes vis-à-vis d’une jeunesse qui, en fait, attend d’eux un tout autre enseignement.

Je poursuis : Je suis horrifiée du langage ordurier entre les membres de nombreuses familles actuelles. C’est bien souvent, hélas, le résultat des « petits bouts de chemin ensemble » au gré de l’aventure.

 

La jeunesse est fragile. Elle est malléable. Elle attend des adultes l’amour, la communication, la confiance, le bon exemple, le respect de sa personnalité embryonnaire. Elle aspire à être comprise, pardonnée si nécessaire, guidée, épaulée, dirigée et surtout, surtout à être aimée.

 

Je dis non au copinage avec les adultes. Je dis non à la liberté sans surveillance. Je dis non à toute éducation externe qui doit être réservée en priorité à la famille. Je  dis non à l’intrusion et ceux qui s’opposent à la fessée donnée par les parents, ce qui n’a rien de commun avec la violence, contrairement aux gifles dans la figure. Je dis non à l’enfant-roi.

 

Dès l’âge de raison, l’enfant doit-être repris lorsqu’il dit : « Je veux » au lieu de « Je voudrais ». Ou encore lorsqu’il dit : « Chez moi » au lieu de : « A la maison ».

Ce qui m’exaspère au plus haut point c’est d’entendre de vieux enfants de 50 ou 60 ans, sinon plus, parler de leur « papa » ou de leur « maman » comme c’est souvent le cas à la télévision. Je passe sur les embrassades – Je ne dis pas les accolades – surtout sur celles entre hommes, toujours à la télévision, pour simplement se saluer.

Je déteste les mots « garçons » ou « filles » employés pour désigner l’ensemble des hommes et des femmes. Pour une question, toujours de respect, je laisse cette traduction aux jeunes qui n’ont pas encore atteint leur majorité.

Pour être plus claire : la vie des adultes et celle des adolescents ne doivent pas être confondues.

La question qui me tient sans doute le plus à cœur est celle-ci : de grâce, laissons surtout le rêve à nos tout petits et l’espoir à notre jeunesse qui rêve d’être prise sous l’aile d’un protecteur qui lui apprendra, tout comme l’a si bien défini Kipling, comment devenir un homme !

 

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C’est la femme qui fait l’homme. C’est incontestable : par son privilège sacré de la procréation, par son amour instinctif irremplaçable, par l’éducation qu’elle lui donne.

Celui qui a reçu ces dons comme une bénédiction accorde, en général sa vie durant, un indéfectible attachement à la femme qui les lui a offerts.

 

L’homme et la femme ne peuvent morphologiquement parlant, être assimilés l’un à l’autre. Ils sont complémentaires et non interchangeables. Il n’est qu’à regarder leur anatomie et remercier le grand architecte pour cette différence ; ce qui ne veut pas dire que la nature ne se fourvoie pas. J’en appelle alors à une écoute bienveillante, ainsi qu’aux avancées thérapeutiques de la science pour intervenir.

En cas d’échec, l’amour peut secourir la différence car tout le monde a droit au bonheur dans le respect des autres.

 

Au cours de notre siècle aux découvertes exponentielles, la science a changé le cours des choses en ce qui concerne le comportement des hommes et des femmes. La femme n’accepte plus sa vie statique. Elle veut participer. Pour cela, elle doit se battre, je dirais « à couteaux tirés » pour ne plus être sous l’emprise totale, sous le joug de l’homme dans les moindres faits et gestes de sa vie.

Il arrivait parfois que la gloire de l’homme était en fait celle de la femme qui acceptait de rester dans l’ombre afin d’imposer un travail qui n’aurait pas été reconnu sous sa signature.

 

C’est alors que des femmes énergiques, courageuses, combattives, manifestent, tempêtent pour obtenir le droit de vote qui leur ouvre la voie pour se faire entendre. Par le biais de la politique, les plus obstinées arrivent, en tant que députées, à participer aux séances de l’Assemblée nationale.

Elles acquièrent peu à peu le droit à l’avortement, à disposer d’un compte en banque, à s’intéresser à la Bourse, à voyager sans l’autorisation du mari, à partager les moyens d’éducation des enfants, à accéder à la formation de nos plus hautes écoles jusque-là réservées aux hommes.

Désormais, les portes de l’industrie à haut niveau, de la finance, de la politique, de la recherche, de la défense, de la guerre, du nucléaire, des diverses institutions académiques et j’en passe, leur sont ouvertes. Elles prouvent qu’elles sont, à tout le moins, au niveau de l’homme dans les domaines les plus difficilement accessibles.

J’ai beaucoup d’admiration et de respect pour toutes ces femmes qui ont travaillé à l’amélioration de nos vies à travers de nouvelles découvertes et contribué à la gloire de notre pays.

Ne dit-on pas que la femme est l’avenir de l’homme ?

 

Equitablement, il faut néanmoins reconnaître ici que l’homme dominera toujours la femme par sa force. C’est un truisme indéniable en sa faveur qui fait, je l’avoue, notre admiration et suscite notre respect pour le bonheur qu’il nous accorde en nous offrant sa protection ainsi qu’à l’ensemble de la famille.

 

Il me semble nécessaire de préciser que bien des femmes de notre société hyper moderne ont une conception de l’homme que je ne partage pas. Elles ne respectent pas l’essentiel qui est le bon exemple.

Leur attitude et leur tenue provocantes avec, entre autres, la mode au ras de la culotte, permettent toutes les audaces aux conséquences parfois désastreuses, parfois dramatiques, toujours avilissantes pour la femme comme pour l’homme.

 

Dans les moments de grande dépression je me rappelle ma vieille grand-mère française aux conseils si pertinents. Elle me disait entre autres : « La vie est basée sur d’impérieux règlements. Si tu veux les ignorer, c’est à tes dépens ». Sur deux autres points elle était intransigeante, c’était et le respect et l’admiration dont le défaut conduit à l’expiation. Elle me recommandait aussi la patience et de souvent faire preuve d’intelligence, d’accepter une apparente soumission pour l’emporter sur la situation. Mais surtout, surtout, ménager l’orgueil de l’homme. En faire fi, me disait-elle, serait une méprise énorme. En faire cas, vous pare à jamais de lauriers dans vos plus petits faits et gestes journaliers.

Ces conseils m’ont servi de précieux viatique, en accord avec ma nature romantique, pour enfin découvrir un mari merveilleux avec lequel j’ai fait un parcours fabuleux dans un jardin secret harmonieux.

 

Voilà ce que je voulais dire, comme un exutoire, à propos de la journée de la femme.

 

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Je suis très âgée. C’est un fait, hélas ! J’ai 93 ans mais je ne pense pas être ringarde. Par exemple, mes centres d’intérêt sont très éclectiques. Je m’intéresse encore de près sans toutefois en faire. Je m’intéresse aux différents débats qu’ils soient politiques, juridiques, littéraires ou autres. Je m’intéresse tout particulièrement à l’avenir de notre jeunesse. Je m’intéresse aussi à la recherche et aux grandes découvertes.

 

J’aime les films français en général que je trouve romantiques et moraux. Je m’intéresse également à la francophonie qui dérive de plus en plus, hélas, vers la cacophonie ! Je m’intéresse encore à la mode que je déplore pour autant qu’elle associe les baskets, blanches de surcroît, au tailleur-smoking noir.

Contrairement à l’adage, l’habit fait souvent le moine.

J’aime les concerts d’opéra ou de rue, j’aime le théâtre. J’aime les variétés, le cirque et certains humoristes qui me font rire.

J’aime, bien sûr, la cuisine française car je suis très gourmande.

J’adore nos vieilles traditions. J’adore l’histoire de France racontée (Secrets d’Histoire) par M. Bern et également celle du matin racontées par M. Gersal.

 

Parmi mes divers états d’âme la perspective du printemps me réjouit avec tous les petits bonheurs qu’il m’apporte du jardin et me met déjà du baume dans le cœur, alors :

 

« Silence, ça pousse ! »

 

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Enfin, ce 8 mars 2015 m’a donné également l’occasion d’écouter, à la suite « d’Emmanuelle », très attentivement, l’interview de M. Charles Pasqua donné par un jeune et très sympathique journaliste, M. Delahousse.

J’étais en grande part en communions de pensée avec M. Pasqua.

Finalement, comme lui, je me sentais « égarée », c’est bien le mot qui convient, dans une époque qui n’est pas non plus la mienne et j’avais envie de lui dire :

 

« Je vous ai compris ! »

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dim.

22

mai

2011

Plaidoyer pour un grand fauve

Sans conteste possible le viol avéré mérite d’être sévèrement puni. L’inégalité naturelle entre la force de l’homme et celle de la femme est toujours au détriment de la femme. Il est donc normal que dans une société civilisée l’Etat protège la femme en appliquant des sanctions sévères à l’encontre de son agresseur.

Ce qui me gêne dans cette affaire c’est que tout se soit passé si vite ! Une véritable tornade, voire un tsunami. En huit jours à peine il y a eu : l’arrestation, l’accusation, la nuit de garde à vue, la déportation dans la terrible prison de cette île du diable, les menottes, les flash des médias focalisés sur un visage ravagé non dissimulé livré à la meute des journalistes, les concertations des gens de loi.

Il y a eu tout cela à l’encontre de DSK mais comme le prévenu est un homme riche on lui a concédé une liberté conditionnelle moyennant une très forte caution. On parle de 1.000 dollars, de 5.000 dollars, d’une hypothèque sur une maison, de l’obligation de payer une entreprise de gardiennage pour le surveiller, que sais-je encore ! J’ai entendu parler de tout cela mais ce qui m’intéressait plus particulièrement c’était la recherche de la vérité. Or, le comble pour moi, c’est la proposition de ce terrible dilemme. Ou DSK se déclare coupable et le tribunal en tiendra compte lors du procès, ou il maintient sa non culpabilité et il risque 74 ans d’emprisonnement, c’est-à-dire à vie !

Je me pose la question : que se passerait-il s’il était avéré, par exemple que la « victime » de l’affaire avait menti ? De ce côté je l’ignore totalement. Quant à DSK, c’est d’ores et déjà, irrémédiablement, l’effondrement total. Il a perdu sa crédibilité, son honneur, sa position dans le monde entier, sa fortune, la confiance de beaucoup de ceux qui croyaient en lui.

J’avoue que je me perds dans les dédales de la Justice. Peut-être par ignorance, je n’en disconviens pas, mais pour l’instant ce qui me choque par-dessus tout c’est la disproportion de peine entre l’auteur d’un génocide au Rwanda condamné à 30 ans de prison et celle de la prison à vie pour DSK qui n’a ni torturé physiquement ni tué aucune « victime ».

En tant que femme, la blessure d’un DSK, avant même que la vérité ne soit avérée de façon irréfutable, me bouleverse comme tant d’autres Marie-Madeleine, Marie, Anne, Elisabeth à travers le monde.

Le cœur des mamans sait parfois faire des miracles surtout pour leur fête comme c’est le cas la semaine prochaine. Il suffit d’avoir la foi.

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ven.

20

mai

2011

La Côte d'Ivoire et les cloches de France

Echec et mat ! Ainsi s’est terminée en Côte d’Ivoire la partie d’échecs qui a duré dix longues années. Nous nous en réjouissons tous : Ivoiriens d’origine, Ivoiriens de nationalité, Ivoiriens d’adoption, tous nous disons : le roi est mort, vive le Président !

C’est ainsi que le 21 de ce mois de mai 2011 aura lieu l’investiture de M. Alassane, Dramane, Ouattara, élu Président de la Côte d’Ivoire le 28 Novembre 2010 au suffrage universel.

M. Ouattara n’était pas un inconnu. Il avait déjà la faveur d’une bonne partie de la Côte d’Ivoire en tant que Premier Ministre du Président Houphouët-Boigny, premier Président de ce pays depuis son indépendance en 1960. Il l’a encore maintenant pour avoir été Directeur Général adjoint du Fonds Monétaire International (FMI) et en tant qu’économiste tous les espoirs convergent vers lui pour rendre à la Côte d’ Ivoire son lustre d’antan.

Pour avoir vécu dans ce pays de 1951 au 2 décembre 2002, j’ai connu la Côte d’Ivoire sous-développée, puis en voie de développement avec le Président Houphouët-Boigny, poursuivie par le Président Henri Konan Bédié et je suis convaincue que le Président Ouattara conduira ce pays riche vers la modernité et la prospérité.

La célébration d’investiture du nouveau Président se tiendra à Yamoussoukro, la capitale administrative de la Côte d’Ivoire, là où se trouve la fameuse basilique « Notre-Dame de la Paix » sortie de brousse sous le règne du Président Houphouët-Boigny en 1986.

Ce jour-là, le monde entier suivra la cérémonie devant son poste de télévision et reconnaîtra certains invités parmi les très nombreuses éminentes personnalités venues des quatre coins du globe.

De mon petit village du Loiret où j’ai choisi de vivre actuellement, je suivrai moi aussi cet événement d’importance à travers la télévision et ma plus grande joie serait d’entendre carillonner les cloches de la basilique de Yamoussoukro, celles de la cathédrale d’Abidjan, de Gagnoa. J’aimerais les entendre pour partager l’allégresse des Ivoiriens, c’est certain, mais aussi pour la raison suivante : elles proviennent de notre Loiret, près d’Orléans, précisément de Saint-Jean-de-Braye. Elles ont pris naissance dans une famille de fondeurs, les Bollée, dont la société éponyme qui remonte à 1715, transmet son savoir ancestral pour produire les carillons de plus de 60 cathédrales sur les cinq continents. Aujourd’hui, 40.000 cloches Bollée tintent dans le monde.

C’est donc avec une certaine fierté, jointe à un souvenir ému, que j’entendrais les cloches de Côte d’Ivoire nous apporter l’écho d’une résurrection dans une paix durable pour que revive ce beau pays dont on disait qu’il était « béni des dieux ».

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jeu.

11

nov.

2010

La Communication

Je me sens pareille à un personnage de bande dessinée, à une BD que j'animerais de mes gestes, de ma voix, de mes pensées, surtout de mes pensées, dans plein de petites bulles autour de moi.

Lorsque je sors, j'ai l'impression de me promener sur une maquette. Aucune vie apparente. Les villages sont tous déserts. Personne dans les rues. Viennent les champs qui m'environnent. Ils sont merveilleusement travaillés, dans des camaïeux de couleurs étonnantes et je me demande par quel miracle ils sont si beaux puisque je n'y vois jamais personne s'en occuper, pas même, à l'heure de l'Angelus où un autre Millet aurait pu les peindre. Seul signe de vie : des cloches dans le lointain.

Alors, déprimée, je rentre dans mes petites bulles que je barbouille des couleurs de l'automne mais soudain, il pleut et tout ce que je viens de créer s'efface. Elles entraînent dans des grosses gouttes qui obnubilent mon enthousiasme, tout mon enthousiasme, ma gaieté. Le grand bonheur que je puise toujours dans mon travail se liquéfie peu à peu pour laisser place à la morosité si contraire à ma nature.

Je me pose des questions : que m'arrive-t-il ? Pourquoi cette vie de chien alors que je ne suis pas malade ? L'argent ? Sa pensée ne m'envahit pas. Quel est donc le responsable d'une situation aussi désagréable ?L'amour ? Peut-être. L'amitié ? Possible. Je ne sais plus !

Tout à coup, un rayon de soleil et tout s'éclaire. Et voilà que toutes mes bulles s'animent de nouveau. Elles éclatent de rire en chantant. Elles s'imposent à moi. Elles dansent autour de moi, dans l'air, partout. Elles m'amusent. Elles m'invitent à me joindre à leur ballet et voilà que je m'éclate à mon tour !

Il n'en fallait pas plus pour que je retrouve ma joie de vivre, mon désir de faire valser souris, crayons et pinceaux. Je ne suis plus seule.

J'ai besoin, pour retrouver ma créativité, de sentir plein de monde autour de moi pour animer mes personnages, les faire parler dans des bulles aux couleurs de l'arc-en-ciel. Alors je m'éclate !

Pouf ! Ma bulle préférée explose. Elle m'éclabousse en riant. C'est celle qui me manquait pour retrouver mon enthousiasme, mon inspiration, ma joie de vivre. elle me sauve la vie.

Je sors de ma bulle, elle s'appelle : Communication !

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